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14/06/2007

Ainsi parlait "l'homme orange"

medium_mail2_2.jpgJe vous invite à lire le blog d'un "homme orange" qui en plus de son honnêteté a le grand mérite d'être clair et de solliciter tout commentaire positif à tous celles et ceux qui le souhaiteraient.
Je cite une phrase au hasard de ses derniers textes : www.ginisty92.com
« Si nous prenons comme définition de la politique l’art de conquérir le pouvoir et de le conserver, il est clair que l’éthique ne peut s’inscrire dans une telle démarche car le respect du citoyen devient secondaire et les convictions s’effacent devant l’ambition par le biais de la séduction. »
Bonne lecture !

10/06/2007

Approche, j'ai quelque chose à te dire .....

Le secret.
medium_secret_sculpture_picture.jpgUn de mes amis m’aborda en me lançant convenu :
« Ecoute, j’ai quelque chose à te dire, mais surtout, bouche cousue ! C’est un secret ! Ok ?
« Promis ! Tu me connais »
« Bon alors, figure-toi ……. »

Un clignement des yeux, mouvement aussi imperceptible qu’involontaire de ma part et c’est comme si je venais de promettre d’être aussi peu disert qu’une tombe.
Lui, un coup d’œil à droite, un coup d’œil à gauche, en chuchotant presque, lâche cet encombrant fardeau qu’il croyait seul détenir.
D’ailleurs peu curieux des secrets des autres je m’épargnerai volontiers le discours aussi rapide et impétueux que me débite mon ami.
Ce qui l’intéresse ce n’est pas tant de m’apprendre quelque chose, que la jouissance d’évoquer une information dont il pense que j’en ignore la moindre parcelle. Du moins il le croit ! Alors ne pouvant arrêter ce flot de paroles je le laisse à son plaisir. Car il y prend un réel plaisir, le bougre !
Toutefois je vois dans son regard qu’il est de plus en plus étonné de mon comportement. Mon visage ne répond pas à ce qu’il attend, comme avoir des yeux écarquillés, la bouche béate, devant une telle nouvelle, si bien qu’à un moment il s’arrête net.
« Ben, alors mon vieux, c’est tout l’effet que ça te fait ? Tu te rends compte Lisa et Richard ? Séparés ! Et lui qui se fait prendre, non d’un chien !!! »
« Non ! Parce que je le savais ! »
« Non ? Quoi ? Comment l’as-tu su ? »
« Mais c’est toi, mon vieux ! »
« Moi ? »
« Mais oui, toi ! Mardi dernier quand tu es venu me voir pour m’emprunter ma perceuse ! »
« Ah ben oui ! C’est vrai, maintenant que tu me le dis, je m’en souviens. Quand même ! »

Ainsi vont les secrets et comme disais je ne sais plus qui : « un secret c’est quelque chose qui ne se dit qu’à une seule personne à la fois ».
J’ajouterai : mais qui ne s’arrête pas là et de proche en proche se répand plus vite qu’une harangue devant une foule, car son caractère de message secret le rend tellement plus attrayant ! (air de la calomnie !)
Car, certainement, détenir un secret (je ne parle pas bien évidemment des agents du même nom), a quelque chose de jubilatoire, à tel point qu’il devient être la chose la plus difficile à garder pour soi. D’ailleurs s’il s’arrête définitivement de circuler il se détruit, perd de sa force et s’évapore dans la nature : il s’est éteint.
Finalement un secret pour être parfait se doit d’être partagé, et là il devient un objet d’art. Pour être tout à fait abouti, on rajoute un peu quelque chose à soi, on l’enjolive, on dramatise, des rajouts qui le déforment. Parfois aussi parce que le message a mal été transmis bien sûr, ou incomplètement compris, mais des rajouts qui lui donnent plus de gueule !

« Alors si vous avez des secrets n’hésitez pas, confiez vous à moi, je vous promets de n’en rien dire ! Si, peut-être à ma femme ! Mais vous pouvez en être sûr, elle n’en dira mot ! »

09/06/2007

Et patati et patata ....

medium_im_bavard_69.jpgParaphrasant ce que disait Friedrich Nietzsche, je cite : « Mon orgueil est de dire en dix phrases ce qu’un autre dit en un volume - ce que l’autre ne dit pas en un volume … » J’aime pour ma part assez les gens qui arrivent droit au fait dans une conversation. En ce qui me concerne je boue lorsque pour arriver à me raconter un évènement, mon interlocuteur se perd dans des digressions à n’en plus finir.
Je suis sûr que tout le monde connait ce genre d’individu qui présente ce défaut qui consiste à nous débiter tout un roman alors que pour arriver à l’essentiel de ce qu’il veut dire, une seule phrase aurait suffit.
Vous pensez sans doute qu’une seule phrase abrège toute conversation ? Non, que non, car cette phrase permet justement de converser dans un échange d’opinions alors qu’une mobilisation excessive de l’attention ne permet plus d’échanger et dégoûte rapidement. On sait dans ces cas que relancer le débat va nous emmener dans un discours long et ennuyeux alors on évite ! Un exemple ?
Un ami vient pour vous raconter qu’il a assisté à un accrochage entre deux véhicules, il peut prendre deux narrations différentes :
Lui – Tu sais ce matin, lorsque je suis sorti de la maison pour faire mes courses au super marché, d’ailleurs celui-ci n’était pas ouvert et il a fallu que j’attende plus d’un quart d’heure ! Bref, (je me méfie des gens qui utilisent ce mot et pour qui la brièveté est une pratique inconnue), bref me dit-il, ….ah oui, tu as vu ce temps,… la pluie n’a pas cessé de tomber cette nuit et encore ce matin, …enfin ! Ah, oui, je disais donc …à propos tu as des nouvelles de Louis ? Tu sais que je m’inquiète à son sujet ! Je me dis tous les matins qu’aujourd’hui je vais l’appeler, le pauvre ! Et oui, je n’ai pas le temps ! Pourquoi je te disais ça ? Ah oui,… alors oui, la pluie avec ce qu’il est tombé cette nuit et ce matin la chaussée était devenue glissante et figure toi que lorsque j’arrive au super marché, deux bagnoles se sont rentrées dedans, plutôt une qui a bien freiné et l’autre surprise lui est rentré dans l’arrière, … enfin pas trop grave. »
Moi – Oui, bien sûr !
Et que voulez vous que je réponde à ça ? Avec toutes ces digressions épuisantes ?
Mon exemple est un peu forcé, je vous l’accorde, enfin à peine.
N’avez vous pas connu vous aussi, un ami ou une relation comme ça ? Ces bavards ! Ils ne peuvent rien raconter sans s’étendre dans de larges envolées.
J’aurais préféré :
« Tu sais ce matin avec cette pluie, j’ai vu deux automobiles se rentrer dedans en allant au super marché…enfin rien de grave. »Ce à quoi j’aurais répondu :
« Les gens sont parfois imprudents. Qu’as-tu acheté de beau ? »Et la conversation quoique banale devenait très supportable.
Il y a ceux aussi qui vous parlent de cousins, de cousines éloignées, de lointaines relations avec force détails dont on n’à que faire. On s’en fout ! Et le pire c’est que bâtissant ainsi une épopée, plusieurs jours après ils déclarent « tu sais la cousine Nicole…si, enfin je t’en ai parlé il y a quinze jours, voyons,… mais si, tu te rappelles, elle était mariée avec le fils du charcutier, dont le père était mort à la guerre de quatorze ?, bon …et bien … » Et bien non ! Dix fois non !
Mais ils m’ennuient les bougres avec leurs cousins et autres guguss ! Ils m’emmerdent à la fin ! Et de plus on ne les arrête pas, et même si vous vaquez à vos occupations, ils vous poursuivent, et si vous leur dites qu’ils vous en ont déjà parlé, ils n’en tiennent pas compte et ils parlent et ils parlent à croire qu’ils se parlent à eux-mêmes !
Et bien ça je ne supporte de moins en moins !

04/06/2007

Encore Santini !!!

medium_miniature.jpg
Député des Hauts-de-Seine et maire d’Issy-les-Moulineaux (92), André Santini est connu pour son humour. Le fait qu’il fasse partie des centristes ralliés à Nicolas Sarkozy n’a rien de risible en soi, mais la petite plaisanterie (involontaire visiblement) qu’il a laché lors du lancement du Nouveau centre n’était pas à la hauteur de sa réputation de comique de la politique : « Nous ne sommes pas des dissidents, nous sommes l'UDF ».

01/06/2007

Vous avez dit noblesse ?

medium_vote.jpgDans une compétition électorale il y a deux voies pour essayer de gagner : la voie qui consiste à s’acharner à discréditer l’adversaire, sans mettre l’accent sur ses propres propositions et la voie qui consiste à ne vouloir développer que ses propres arguments et sa propre vision d’une politique franche et positive.
Pourquoi je parle ici de cela ?
Parce que je connais un endroit où cela se passe avec un candidat du MODEM qui en fait les frais, aux législatives dans la 10éme circonscription des Hauts de Seine, je cite :
« Cela a commencé le week-end dernier et ne s’arrête plus. André Santini a retrouvé ses tics de campagne. La délation devient quotidienne.
Après avoir cherché à ternir l’image de Christophe Ginisty par des propos déplacés tenus sur les marchés, le candidat de la majorité présidentielle s’en prend maintenant à François Bayrou. »
Ainsi cet homme politique, ce Santini, connu pour son humour et ses apparitions à la télévision se dévoile particulièrement inintéressant, totalement peu respectable, sournois, comme le signale Christophe Ginisty, candidat du MODEM.
« Ce soir, sur France Inter, Santini a une fois de plus tenté de me discréditer, insinuant tout un tas d’absurdités plus ou moins diffamantes. Et moi qui croyait que cet homme là, malgré des idées et des pratiques que je combats fermement, était quelqu’un de respectable. Je m’attendais même à un adversaire digne de ce nom. Bien loin de là, je suis confronté à un personnage nerveux, gesticulant et fébrile, sournois. Mal à l’aise dans son rôle de sortant, il n’a d’autre stratégie, à ma grande déception, que le dénigrement pour tenter de dissimuler son manque total de projet. »
Là c'est moi qui parle, l’élégance, le panache, la noblesse font cruellement défaut à monsieur Santini. Nous le découvrons sous un jour nouveau avec déception et je pense que ses apparitions à la TV ne me feront plus sourire.

28/05/2007

de Pierre Daninos.

medium_Puce.jpgCe soir j’ai envie de vous raconter une histoire.
Vous aimez les histoires, les histoires d’humour ?
Vous ne me répondez pas mais je suis sûr que l’humour a une place dans votre vie. Et puis ce n’est pas si souvent que je mets dans une de mes notes une touche d’humour, bien que ….
Alors, c’est une histoire que raconte Pierre Daninos, voici plutôt :
« Dans le département du Gard, la receveuse d’un petit bureau de poste, avait la fâcheuse habitude d’ouvrir les lettres qui passaient par ses mains et de les lire.
Tout le monde le savait. Mais en France certaines institutions – comme les concierges et les P.T.T. – sont tabou. Il ne faut pas les toucher, on n’y touche pas.
La demoiselle continuait donc à lire les lettres, et ses indiscrétions engendraient souvent la discorde parmi les habitants.
Dans ce même département, il y avait un beau château qu’habitait un comte fort intelligent.
Il peut arriver que les comtes soient intelligents, en France. Celui-ci conçut un plan qu’il mit aussitôt à exécution.
Devant un huissier qui, sur sa demande, s’était rendu au château, le comte écrivit à l’un de ses correspondants une lettre ainsi libellée :

Cher ami,
Sachant que la curiosité malsaine de la préposée aux P.T.T., Mlle Emilie Dupont, ne connaît pas de bornes et que cette personne ouvre toutes nos lettres pour les lires, je t’envoie ci-inclus afin de la guérir une fois pour toutes, une puce vivante. Je te serre cordialement la main
Ton
signé (Koks)


Le comte cacheta soigneusement la lettre en présence de l’huissier, mais il n’avait inséré aucune puce dans l’enveloppe.

Lorsque la lettre arriva à destination, il y en avait une. »

27/05/2007

Passe le temps ...

Depuis que j’ai quitté le superbe bateau de la Compagnie Costa, j’avoue que j’ai un peu de mal à reprendre le cours d’une vie normale.
J’ai tout d’abord infligé la vision de ma vidéo de croisière d’une durée de deux heures à quelques copains qui ont eu le malheur de me le demander !
Et bien non ! Je vous vois hocher du chef en pensant que j’ai infligé le supplice classique de la vision du film de vacances ? Et bien vous avez tort et la qualité de mes prises de vues les a enchantés ! Non, blagues à part c’était une bonne vidéo !
Mon épouse a repris sa gym, nous avons renoué avec nos pique-niques.
medium_Rouleau_compresseur.jpgLa croisière s’éloigne de nous irrésistiblement. La vie est ainsi faite esclave du temps qui passe comme un rouleau compresseur.
Ailleurs, près de Paris un jeune homme, novice en politique, s’est lancé plein d’illusions à l’assaut d’une circonscription défendue par un vieux de la vieille, expert en coups bas en tous genres. Ce carnassier glauque, libidineux, visqueux, à l’attitude incertaine multiplie les attaques mille fois utilisées. Un malfaisant sûrement !
Le vent souffle très fort et plie nos arbres.
Demain est un autre jour, nouveau, qui sera écrasé par le rouleau du temps.
Ce matin j’ai dressé la liste des tâches que je me suis promis d’accomplir, je n’aurai pas le temps de m’ennuyer, puis je chercherai dans ma tête un meilleur sujet que celui-ci pour mon blog.
Alors, à demain ?

21/05/2007

Un auteur

medium_Frédéric_salon_du_livre_2007.JPG
Un sourire ravageur de séducteur, l’œil vif et pénétrant, l’esprit aussi rapide qu’un TGV et vous avez là un jeune romancier de polar (à ne pas mettre entre toutes les mains !), dont on parle et dont on parlera, c’est moi qui vous le dit. J’espère que vous le connaissez déjà, sinon rappelez vous qu’il s’appelle GIN et vous n’avez plus qu’une chose à faire acheter son livre pour vos vacances. Notez qu’il faudra peut-être que vous le commandiez car dès sa parution il s’est arraché. Voilà le bon conseil de la journée ! Ah j'oubliais ! Il prépare son deuxième roman !!!

20/05/2007

Un moment d'affection

medium_art06051941337.jpgCe soir, je délaisse la politique un instant car mon esprit vagabonde ailleurs. Cet ailleurs c’est un moulin et ces quatre habitants. Il y a aussi les chats, de nombreux chats mais pour autant qu’ils soient aimés d’eux, ils n’ont guère d’importance, là maintenant. Je crois que ces quatre occupants que j’aime, que nous aimons tant, souffrent et sont inquiets. La maladie rend leur vie difficile, la pourrie. Certes, la guérison est à prévoir, mais la douleur lancinante rend l’attente insupportable. Je les connais assez pour savoir qu’ils ne veulent pas nous alarmer qu’ils font corps et se mettent à l’écart un moment. Nous pensons à eux très forts, puissent ces pensées leur être bénéfiques.

19/05/2007

DE RETOUR !

medium_la-valette-vue.2.jpg
La croisière fut ! Elle s’est terminée, mais elle reste en nous et en fait, pendant un bon moment encore, je crois qu’elle restera présente à notre esprit.
Partis de Savonne (en Italie) nous avons fait escale à Naples, puis Alexandrie, puis Chypre, et de Chypre vers Rhodes, Malte, Tripoli et de retour à Savonne. Nous avons parcouru ainsi 3486 miles marins soit 6456 km. Nous avons trouvé une organisation sans aucun défaut, un service aux petits soins, le sourire toujours, malgré des difficultés de communication, bref rien à redire !
Nous y avons rencontré des couples sympathiques et je pense entre autres à Josette et Emile et bien sûr les adorables Sonia et Alain qui nous ont fait le plaisir de venir chez nous le lendemain.
Tout cela est presque passé, je dis bien presque, parce que nous y pensons à chaque instant à propos de tout et de rien, l’évocation en elle même poursuit ce rêve.
Nous avons aimé plus particulièrement Rhodes et Malte. L’arrivée au petit matin sur Malte (ci-dessus à Valette), est inoubliable. Nous ne retournerons jamais à Alexandrie.
Ce fut une première croisière. Une première fois c’est toujours quelque chose et ça a été quelque chose: un immense plaisir !

06/05/2007

Aux urnes, oui mais .......

medium_urne2.jpgVoter, c’est parfois décourageant, bien sûr quand on sait qui vote quoi.
Un couple. Imaginez un couple. L’homme vote « Pom » la femme « Hal », c’est bête ils annulent leur vote en fin de compte : le résultat est 1 à 1 donc nul, égalité partout.
Ou encore un couple vote tous les deux d’une certaine manière et connaissent des amis qui votent tous les deux autrement, chacun annule le vote de l’autre.
Et ainsi de suite, quand on y pense c’est décourageant ! Parfois on prendrait bien le téléphone pour dire à des copains :
« Allo ? Oui c’est JF, à l’appareil ? Oui, bonjour ! Ecoute avec M on s’est dit que vous votiez tous les deux pour « Pom » et nous pour « Hal », et bien, on a pensé avec M que nous pourrions éviter d’aller voter puisque on annule nos votes respectifs. Qu’en pensez-vous ? On pourrait pique niquer plutôt, il fait tellement une belle journée ? »
Je sais, vous allez me dire que si on applique ce raisonnement absurde à l’infini, on pourrait déclarer à la fin du vote Hal bat Pom de 1854 voix contre zéro toutes simplifications étant faites.
Plutôt que de dire des bêtises, et qu’en plus je ferais mieux de ne pas écrire pour aller faire autre chose, comme aller voter par exemple.
Nota : toute ressemblance avec des gens ayant existés ou existant est purement fortuite.

04/05/2007

Partir,

medium_Costa_Europa_TITRE.2.JPG

Je partirai, vois-tu ……
Je n’irai pas par la forêt, ni par la campagne, mais sur la mer,….sur la méditerranée.
Pour la première fois de notre vie, nous allons faire une croisière de rêve !
Je pense que nous allons nous éclater, ma femme et moi.
En plus, cette croisière c’est un cadeau , j’allai dire royal, mais en cette période électorale le mot laisserait supposer que me l’on soudoie pour une voix supplémentaire !
Alors je dirai un cadeau princier (j’échappe ainsi à toute intention de vote !).
Que ceux qui nous l’on offert sois mille fois remerciés, ils se reconnaîtront, ils ont faits vraiment très fort. Comme je le disais plus haut, c’est princier !
Alors, tout ce préambule pour vous annoncer que mon blog sera un peu négligé pendant une dizaine de jours. Soyez assez aimables pour ne pas m’oublier et si le hasard conduit mes pas vers un cyber café, dans une quelconque escale, je vous adresserai un petit mot, c’est promis.
Dans la marine à voiles nous avons coutume de dire « bon vent », mais là, cela ne sera pas nécessaire. Souhaitez nous simplement bonne croisière et cela nous ira tout à fait !
Et comme disent mes petits enfants : « A + »

01/05/2007

Du calme, citoyen !

medium_isoloir.jpgSoyons discrets, amitié oblige !
Le vote pour la candidature au poste suprême s’annonce incertain pour ne pas dire imprévisible. Or il nous faut choisir et voter.
En ce qui me concerne j’ai de nombreux copains aussi divisés qu’on puisse l’être en la circonstance, c’est à dire autant qui voteront Ségolène que d’autres voteront Sarkozy.
L’amitié que nous nous portons réciproquement risque d’être entaché tant la passion est vive, le verbe haut, et la colère proche.
Je suis encore aujourd’hui dans l’indécision la plus totale et il y a quelques jours j’envisageais de voter blanc en me disant advienne que pourra !
Donc, il me reste quatre choix possible : Ne pas voter, voter blanc, voter Ségolène, voter Sarkozy.
La sagesse que mon âge m’octroie, sera de ne pas dire lequel dans ces quatre choix a été le mien.
Je préserverai l’amitié que me porte mes copains et mes amis.
Donc personne ne saura comment aura été mon vote. Je trouve que cette discrétion s’impose. D’ailleurs n’est-elle pas obligatoire et respectée par l’utilisation de l’isoloir ?

30/04/2007

Une note intéressante

Bonsoir,
medium_Thierry_Crouzet.jpgMa note sera courte ce soir pour vous inviter à lire celle de Thierry Crouzet dont je donne ci-dessous l'adresse :
http://blog.tcrouzet.com/2007/04/30/la-politique-comme-jeu-de-role/
C'est à méditer vous, qui comme moi, êtes un peu perdus face aux prétendants à la Présidence.
Bonne lecture et...,
Bonne nuit !

29/04/2007

Six heures ! Debout !

Un dimanche de lève tôt !
Le réveil pile poil sur 6.00 h du matin.
A 7.00 h, les voitures démarrent et partent vers le port…
Vous vous demandez bien de quoi je parle ?
Reprenons depuis le début pour mieux comprendre car il est vrai que ce n’est guère très clair.
medium_vide_grenier_004.jpgEn fait voilà, ce dimanche nous avons décidé et bien sûr retenu une place, pour le vide grenier organisé sur l’esplanade qui domine le port de plaisance.
C’est tout de même plus clair ainsi.
Oui nous avons quelques bricoles, et quelques vêtements en souffrance dans notre penderie, qui peuvent intéresser tout un chacun.
Armé de notre courage et d’un copain qui possède une camionnette (et néanmoins courageux pour nous prêter main forte si bon matin), nous voilà parti vers notre commerce amateur.
Déballage, voitures en double file.
Le soleil était de la fête (comme il convient de dire de cet astre amical), une légère brise marine rendait cette journée délicieuse, en fait, il n’y avait plus qu’à attendre le bon vouloir d’une attendue clientèle.
Quelques copains sont venus nous soutenir dans notre labeur.
Six heures du matin, six heures l’après midi, la forme du matin devenait plus discrète et nous faisait regretter un farniente tout à fait possible en cette lumineuse journée.
Le porte monnaie lui, grossissait d’un manière sympathique et devenait le respectable salaire de nos efforts.
Ma femme durant cette journée a fait des prodiges dont témoignait le ventre de son gousset de cuir noir.
Remballage des invendus et du matériel d'exposition.
Les copains des derniers moments sont venus à la maison prendre un apéritif pour saluer notre prouesse.
La journée est finie. La nuit s’est installée. Le lit nous tend ses draps, invite que je trouve du plus bel effet …, bref j’en ai aussi ma claque, nous allons nous pieuter et enfin dormir !

26/04/2007

Identifiez, décréer !

medium_piscine_bois_1.JPGVous connaissez le chien qui avait sauté dans la piscine ?
C’est un chien qui en s’amusant sauta dans une piscine. Bien mal lui en a pris car les bords étaient trop haut pour pouvoir en sortir ? Il ne savait pas non plus monter sur l’échelle de bain car celle-ci était inadaptée pour des pattes de chien et bien trop raide. Alors il nagea et nagea encore. Il fit le tour plusieurs fois et repassa plusieurs fois devant l’échelle de bain. En somme il se trouvait prisonnier dans ce périmètre d’eau profonde sans espoir de s’en échapper.
Certaines personnes à l’image de ce chien ne se sortent pas de leurs problèmes, telle une piscine-prison. Elles s’évertuent sans résultat et leurs efforts les épuisent. Et plus elles se débattent et plus elles s’épuisent et les ressources pour sans sortir deviennent nulles.
Le gros problème qu’ont ces personnes est de s’être mises dans cette situation et d’y rester.
Alors je vais vous donner une petite solution ou un petit espoir pour ne pas tourner en rond et qui m’avait été donné lors d’un séminaire de ressourcement. C’est gratos pour vous (ce ne l’avait pas été pour moi !).
Choisissez votre plus gros problème du moment (il faut choisir).
La piscine figure ce problème. Envisagez ce problème sous tous ses aspects. Allez le plus loin possible dans ce qu’il a de négatif. Allez jusqu’à chaque bord, à la limite. Allez-y ,…le plus loin dans le désagrément. Allez jusqu’à la douleur même si vous pouvez. Ainsi de suite envisagez tout pas à pas, identifiez tout et également, toujours, allez aux frontières des choses les plus néfastes pas à pas, à leur limite. N’oubliez rien ! Prenez tout votre temps de manière à ce que rien ne vous échappe.
En faisant cela, vous venez d’identifier l’ensemble complet. Vous avez délimiter votre piscine. C’est alors que vous pourrez en sortir. Puis calmement vous vous en dégagerez. Vous serez sorti du magma de ce problème qui vous a tant déstabilisé. Vous le verrez détaché et vous pourrez le décréer en disant : ceci n’est pas moi, mais ma création !
Car enfin, cet ennui qui vous pourrissait la vie, pour un autre n’aurait eu aucune importance alors que pour vous, vous le montiez en épingle, il occupait toute votre vie et bien pire vous étiez en son centre, englué, bien incapable d’en sortir comme le chien dans la piscine.
La conclusion c’est que tout problème dès lors qu’il vous investit complètement, l’est parce que vous l’avez créé ainsi. Pour vous il est comme ça, pour un autre il n’est rien ! C’est votre création et pour le décréer il faut impérativement l’identifier jusqu’à ses limites extrêmes. Il devient alors votre histoire, vous vous en êtes éloigné, vous pouvez l’observer à loisir, …de loin. Il n’a plus aucun effet sur vous !
Je connais quelqu’un qui, à mon avis, a du travail sur la planche si vous me permettez l’expression. Actuellement elle patauge et cherche comment sortir de sa piscine …

24/04/2007

Vous avez dit positif ?

medium_urne_vote.jpgFinalement nous pouvons trouver des avantages en votant pour Ségolène Royal et réciproquement en votant pour Nicolas Sarkozy.
Je m’explique, si Ségolène Royal est présidente, Nicolas Sarkozy ne le sera pas et ça c’est un vrai aspect positif.
Mais de même, si Nicolas Sarkozy est président, Ségolène Royal ne le sera pas ça aussi c’est un vrai aspect positif.
Finalement de quoi nous plaignons-nous ?
Chaque vote donnera à chaque individu en retour, l’impression d’avoir accompli un vote positif ! CQFD !
Faut pas s’gêner, positivons un petit moment parce que, après …., mais ça c’est une autre histoire !

23/04/2007

A chacun sa pièce de théatre !

medium_theatre_ma_vie.JPG
Nous sommes tous créateur d'une pièce de théâtre unique ... La vie ressemble à une pièce de théâtre ! Je regarde vivre les autres, je me regarde vivre c’est pourquoi je dis cela.En fait elle se décompose en plusieurs actes cette vie et, dans chaque acte différents tableaux.Par exemple :Nous naissons : c’est le lever de rideau, la pièce va commencer.C’est aussi le premier acte. Il dure jusqu’à la puberté. La période de la petite enfance, jusqu’à l’adolescence, comporte différents tableaux. Cette période est capitale pour ce qui va suivre. Tous les éléments de la pièce sont définis et clairement exposés. Les personnages entourant le personnage principal (soi), sont campés. Les injonctions données et les figures d’autorité présentes et activées.Il en résulte un départ de vie complexe qui imprimera au personnage principal ses caractéristiques de base quasi définitives, mais c’est pas tout.Le second acte suit. Notre personnage est majoritairement sous l’emprise d’une sexualité naissante. La fusion des caractéristiques passées mélangées aux troubles d’une montée sexuelle va mettre un point final à la personnalité de notre personnage.Les différents tableaux qui émaillent cet acte s’appellent éveil à la sexualité, rencontres, passages à l’acte, frustrations, ruptures etc…Le troisième acte arrive. C’est le moment ou notre personnage se met en couple (ou le « mariage » pour simplifier) Ce peut être une seule période longue ou de multiples périodes.De nombreux tableaux (crises ou euphories, trahisons ou fidélité, durée ou ruptures, veuvages) se bousculent à la suite les uns des autres.Quand arrive la fin du couple soit par rupture ou décès, le troisième acte est terminé.Mais la pièce de théâtre est loin d’être terminée. Le rideau va se lever à nouveau.Elle continue !Que se passe t’il alors ?Soit notre personnage sombre dans la mélancolie, soit il décide avec courage et détermination de poursuivre et de donner vie et consistance au quatrième acte. Le public (entourage) attends que notre personnage se relève, se révèle à nouveau comme le créateur de sa vie. On applaudit ou on se détourne !Ainsi, assiste t-on à des vies intéressantes et fortes comme à des vies plates et vides, à des vies inutiles et sans substance, à des vies construites sur l’illusion !En fait, d’autres actes vont arriver ainsi que d’autres tableaux, rien n’est encore fini, la pièce n’en est qu’à ses débuts ou presque. Le quatrième, puis le cinquième puis, …puis…Soigner les derniers actes sans faillir, soigner une belle pièce de théâtre, sa pièce, unique !Faire de sa vie un petit chef d’œuvre avec ce dont on dispose bien sûr, serait évidemment l’idéal mais cela est réservé à des hommes et femmes exceptionnels. Ne rêvons pas ! Mais quoiqu’il arrive essayons que diable ! Et pour réussir donnons nous-en les moyens.Changeons nous, notre apparence, améliorons notre caractère, intéressons-nous aux autres, faisons l’effort de séduire et comme l’indique un proverbe chinois « Si tu souris, le monde te souriras ! », mais pas un sourire « bêtasson », un sourire de toute la face, des yeux, du cœur, de l’âme ! Et puis quand bien même pour certains la vie n’a pas été un cadeau, loin de là, je rappellerais la phrase que j’ai déjà évoquée dans une autre note du couturier Japonais Issey Miake « Je dis toujours aux gens de sortir du placard des modèles qui ont été des échecs. De nouvelles possibilités sont cachées dans ces échecs » Ouf ! Quelle histoire !!! Pourquoi j’écris ça ? Ah oui, je sais ….

22/04/2007

PREMIER TOUR SALE TOUR !

Premier tour, sale tour !
Moi qui rêvais déjà d’une France gouvernée par des hommes de bonne volonté, issus de tout bord animés par leur seule volonté de servir la France et non de travailler à l’accession de leur parti vers de juteux privilèges et bien …. oui, j’ai effectivement rêvé mais dans le sens utopique du terme. Dommage cher Bayrou.
Nous allons donc aller de droite et de gauche de coups bas en coups bas, de chantages en chantages et sûrement de grèves en grèves après tout les français en ont décidés ainsi !
medium_sr.jpgSi c’est la Royal, pour faire plaisir elle va donner à tout va de l’argent dont elle ne dispose pas vu notre immense dette ! Elle est capable de restaurer avec vigueur les 35 heures la plus belle ânerie du siècle dernier et j’en passe et des meilleures.
J’écoute à l’instant son discours et j’entends d’elle : « Je vous invite à inventer la France … » vient-elle de dire. Mais c’est à elle d’inventer cette France nouvelle ! Comment avoir confiance à un chef d’état qui s’en remet au peuple pour trouver des solutions ? Le peuple attend de son chef d’inventer un meilleur avenir pas l’inverse. Incroyable !
medium_BIQGI9CATNJM5OCAKC2NLBCAJT549TCA6QUURSCAJJTQV9CAEMTUJ4CALEDA6PCAXWEOJZCAETN6C1CAIYM910CAPZTLE9CAS8MUKBCAF7WGSZCAHX8B05CAH3K9C5CA4M940MCAF63IEBCAMJ90EICABM7J5G.jpgMais si c’est Sarkozy, sa détermination fait froid dans le dos et peut soulever le peuple dans un nouveau mai 68, réprimé avec plus de fermeté probablement. Sarkozy semble brutal et tranchant. Il fait trop penser à un dictateur naissant.
Alors ? Et bien ni l’un ni l’autre ne m’inspirent et je ne sais que faire de mon prochain vote : incompétence contre violence ? Pour la première fois je laisserais au destin son choix en ne votant pas (ou blanc).

21/04/2007

Le bonheur c'est quoi ?

Dans une émission retraçant les meilleures émissions choisies par Gildas et Ardisson nous avons eu droit il y amedium_berger.jpg quelques temps déjà, à une séquence du « Petit Journal » animé alors par un Jacques Martin au mieux de sa forme, assisté des compères très drôles comme Collaro, le dessinateur Piem, Desproges, Daniel Prévot, et Pierre Bonte.
Pierre Bonte était le monsieur France profonde. En fait, il parcourait la France au niveau des seuls villages de l’hexagone pour en retirer des interviews naturels de la vie des paysans, des agriculteurs, chacun dans leur spécifité.
A chaque fois ses reportages étaient appréciés pour leur fraîcheur naturelle et leur sincérité apparente.
Pierre Bonte, pour en venir à ce que je veux vous dire, rapportait lors de cette émission qu’il avait rencontré un berger dans les Pyrénées, qui l’avait étonné par sa sagesse et le discours qu’il avait tenu au sujet du bonheur, car il avait , lui, trouvé le bonheur.
Pierre Bonte décida alors de faire profiter les téléspectateurs de cette étonnante rencontre et revint voir un peu plus tard ce berger équipé d’un micro, d'un assistant et d’une caméra.
L’homme, voyant arriver Pierre Bonte accompagné refuse alors de parler.
Pierre Bonte insista gentiment. Rien à faire.

« Pourquoi vous ne voulez pas me dire ce que vous m’avez dit quand je vous ai rencontré ? » lui demanda t’il ?
« Parce que tout le monde va entendre ce que je dirais ? »
« Oui, bien sûr, et vous ne voulez pas que les gens profitent de ce que vous avez à leur dire sur le bonheur ? »
« On ne sait pas comment les gens pourront prendre ça, non je ne parlerai pas, je ne les connais pas ! »
« Vous pouvez quand même leur dire comment que vous avez trouvé le bonheur ? »
« Non je ne dirai rien ! »
« Mais pourquoi ? »
« Parce que ce que j’ai à dire sur le bonheur ça ce dit d’homme à homme. Et puis, qu’un homme ne fait pas ce qu’il veut, il fait ce qu’il peut ! je n'ai rien à leur dire ! »

Ce sera tout et obstinément, avec un sourire malicieux, l’homme s’en retourna.

De ceci je retiendrais de cet entêtement apparent, qu’en fait le bonheur, si tenté qu’on l’ai trouvé ne peut et ne doit être mis en équation pour servir de modèle aux autres.
Le bonheur naît d’une certaine aptitude intime à avoir une vision sereine et un sentiment de plénitude de notre propre vie à des moments particuliers.
Le bonheur s’inscrit dans notre ressenti et ne perdure pas dans le temps, de plus, il est fragile et inconstant.
Il n’existe aucune recette pour accéder au bonheur. Courir après le bonheur est vain, car celui ci fuit bien plus vite que vous ne pourrez prétendre l’attraper. C’est pourquoi vous ne pouvez parler du bonheur, du vôtre, qu’à une seule personne à la fois, en confidence, en catimini, sans prétendre enseigner comment faire mais plutôt témoigner.
Le berger avait raison de se taire, car il avait compris qu’en divulguant à la foule ce qu’il avait appris sur le bonheur, son bonheur, lors de ses long mois d’isolement avec ses bêtes ayant pour seuls compagnons la nature et le ciel capricieux, il le détruisait d’un seul coup.
Parler était bien trop risqué.
Son silence, plus qu’aucune autre parole devenait pour nous source d’enseignement.
Le bonheur est ce qu’il y a de plus fragile, comme tous les états de grâce.
Mon bonheur n’est pas le vôtre même s’ils ont quelques points communs.
J’ai bien aimé ce berger et je penserai souvent à lui, à son sourire, ses yeux malicieux, et sa façon de parler en roulant les "r".