09.02.2010

Comme elle a raison, non ?

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31.01.2010

NEIGE sur la Cote d'Azur

 

P1020895.JPG

Et voilà Dame neige faisant une visite sur le Côte d'Azur, à Cannes plus précisément.

Ce matin vers les neuf heures, soudain la neige se mit à tomber par gros flocons. A onze heures fin de visite de cette intruse. Pas moins de 3 centimètres d’une jolie couverture blanche immaculée comme il se doit.

Magnifique et surprenante invasion.

A 15 heures, le soleil avait fait tout disparaître ou presque.
Seuls les endroits à l'ombre faisait de la résistance.

Bonjour,...au revoir !

30.01.2010

C’est de votre époque ça ?

 

IMG_0140.JPGC’est de votre époque ça ?

C’est de votre temps ça !

C’était comment de votre temps ?

Tout le monde a déjà entendu cette remarque dirigée vers d’autres ou vers soi.

D’ailleurs, remarquez bien que plus vous êtes âgés et plus le risque que vous l’entendiez deviendra fréquent.

Moi je l’ai entendu parfois. Souvent au sujet de chansons entendues à la radio ou de films. Plus rarement sur des évènements politiques passés voire sur la dernière guerre, celle d’Algérie, encore que… En fait je me suis posé la question suivante : « c’est quoi mon temps ? »

Mon temps est celui où je vivais bien sûr, j’étais déjà né, pas au moyen-âge c’est certain. Enfin suffisamment âgé. J’étais même au minimum ado, à un âge qui me permettait d’avoir un avis circonstancié sur mon environnement mais à une époque ou visiblement mon interlocuteur ne pouvait y être, puisqu’il n’était pas né.

C’est possible bien sûr que deux anciens évoquant le passé puissent se dire : « C’était notre époque ! » ou « C’était quand même mieux de notre temps ! ».

Mais bon…

Le sujet de cette note n’est donc pas l’évocation de deux anciens fumant un Havane* avec un verre de fine ** à la main, non, c’est bien plutôt la remarque d’un jeune à un ancien dont il s’agit.

Alors, dans ce cas uniquement, je me pose cette question « C’est quoi mon temps ? »

Pour celui qui m’interpelle, c’est le désir de connaître ce qu’il se passait à une période surannée, dépassée.

Mais une période que j’ai forcément vécue : On s’adresse à un témoin. On souhaite un témoignage.

La question posée l’est, soit avec une pointe de moquerie, soit avec un véritable intérêt quant à la réponse.

Mais ‘mon temps’ si je sais désormais ce qu’il représente pour mon interlocuteur. Il n’a pas la même signification pour moi.

Pour moi, le temps c’est hier bien sûr mais aujourd’hui aussi. Mon temps c’est aussi en ce moment même, ici et maintenant pendant que j’écris cette note.

Aussi bien, je ne dois pas me formaliser si on me dit « De ton temps,… ? », que je dois traduire par « Quand tu étais jeune (et que je n’étais pas né), peux-tu me dire … ».

Cette mise au point faite, j’y pense, j’aurais pu dire à mon père « Dis papa, c’était quoi pour toi tes jeunes années ? »

Cela dit combien j’ai regretté lorsqu’il a disparu ne pas lui avoir posé toutes ces questions sur sa jeunesse, ses débuts dans la vie, combien je me dis maintenant que j’ai manqué beaucoup de choses, beaucoup de lui. Je me rends compte que finalement je ne l’ai connu que superficiellement. Ce manque d’intérêt à son endroit, m’affecte toujours. La mort met fin à tout rapport, définitivement, inexorablement et c’est aussi son caractère tragique. Je pense soudain à la chanson « Mon vieux » de Daniel Guichard.

C’est ainsi.

En ce moment, ma vie est conduite par Carpe Diem. C’est l’instant qui compte, jamais le futur lointain, à peine le futur immédiat et jamais le passé qui comme son nom l’indique est …passé.

 .* je ne fume plus

.** je préfère un bon wisky

 

23.01.2010

INTERNET !

253b5a27a4220379368799b1de573d53.jpgLu sur le blog de Christophe GINISTY (http://ginisty.com) extraits de l’article intitulé :
"The" discours sur la liberté & Internet

….. Eh bien voilà. Au lieu de créer des commissions pour savoir s'il y a plus de racistes sur Internet qu'ailleurs, au lieu de créer des institutions comme Hadopi qui sont d'une imbécilité sans pareil, nos gouvernants seraient bien inspirés de changer leur référentiel car le rôle d'un politique, c'est d'avoir une vision et de la promouvoir. C'est précisément ce que Hillary Clinton a fait hier dans un discours que je trouve magnifique sur ce que représente Internet pour nos démocraties.
Voici quelques morceaux choisis :


"La généralisation des réseaux d'information forment le nouveau système nerveux de notre planète. Quand un événement se produit à Haïti ou au Hunan, nous l'apprenons tous en temps réel, grâce à des vrais gens. Et nous pouvons y répondre en temps réel aussi (...)

Aujourd'hui et à plein d'égards, l'information n'a jamais été aussi libre. Il existe plus de possibilité de répandre plus d'idées à plus de gens qu'à aucun autre moment de notre histoire. Et même dans les pays totalitaires, les réseaux d'information aident les gens à découvrir de nouveaux éléments qui rendent leur gouvernants plus responsables. (...)

Mais ces outils sont également exploitées contre le progrès humain et les droits de l'homme. De la même manière que l'acier peut être utilisé pour construire des hôpitaux ou des mitraillettes, ou l'énergie nucléaire qui peut fournir en électricité une ville ou la détruire, les réseaux modernes d'information et les technologies qu'elles supportent peuvent être utilisées pour le bien ou pour le mal. Les mêmes réseaux qui viennent en aide aux mouvements humains qui se battent pour la liberté permettent également à Al-Quaïda à déverser sa haine et appeler à la violence contre des innocents. Et les technologies qui ont le potentiel de libérer l'accès aux gouvernements peuvent aussi être pirats par les gouvernements pour anéantir la dissidence et porter atteinte aux droits de l'homme. (...)

Nous sommes pour un grand réseau Internet où toute l'humanité aurait un accès égal à la connaissance et aux idées. Et nous reconnaissons que l'information du monde sera ce que nous et d'autres en ferons. Or ce défi est peut-être nouveau mais il est de notre responsabilité d'aider au libre échange des idées, dans l'esprit des origines de nos institutions.(...)

Au fur et à mesure que les technologies avancent, nous devons repenser à notre héritage. Nous avons ainsi besoin de synchroniser notre progrès technologique avec nos valeurs. (...)

Il existe beaucoup d'autres réseaux dans le monde (...) Mais Internet est un réseau qui magnifie le pouvoir et le potentiel de tous les autres réseaux. Et c'est pour cela que nous croyons qu'il est essentiel que ses utilisateurs soient assurés de disposés de certaines libertés fondamentales. La liberté d'expression est la première d'entre elles… "

Contribuez à défendre la liberté d'Internet, adhérez à Internet sans Frontières.

17.01.2010

C'est épouvantable !

 

575x385_1398054_0_842e_ill-1292484-405c-558547.jpg" Il pleut ! Merde alors ", dit mon voisin. " Deux jours comme ça, c’est pas possible ! "

Il pleut, il est vrai. Même que ça tombe plutôt fort. Nous patientons à défaut de s’être muni d’un parapluie à sortie de notre club de sport. Bougon, mon voisin tente de courir tout de même vers sa voiture au bout de la rue. Je m’élance aussi. Bigre, en deux mètres parcourus je suis déjà rincé. Je peste de n’avoir pas prévu de me munir de mes clés avant de m’élancer. Je les trouve enfin mais elles s’échappent et tombent dans une flaque :

" C’est pas vrai ! décidemment ce n'est pas mon jour ! ".

Je rentre dans ma voiture trempé de la tête au pieds. C’est alors que je laisse échapper :

« C’est épouvantable ! ».

Ailleurs, loin d’ici, il ne pleut pas. La chaleur est forte. Les cris de douleurs de nombre de victimes montent. Le sol a tremblé une fois encore et dans ce frisson meurtrier, la terre a semé la mort. Tout s’est écroulé. Poussière, sang, pleurs, hurlements et morts, nombreux morts !

« C’est épouvantable ! »

Après coup, je me rends compte du décalage de ces deux situations et de l’insignifiance de la mienne. Je sais bien, chacun voit midi à sa porte, mais tout de même..., comment les comparer.

J’ai subitement une folle envie de m’excuser. A qui ? Je ne pourrai jamais le faire, et j’ai presque honte de m’être plaint.

Ce qui est dit est dit et ne peut jamais s’effacer, c’est ainsi. Bien sûr, en soi, je n’ai rien fait qui puisse porter préjudice à quelqu’un et pourtant je ressens en moi comme un énorme malaise et je me dis à rebours, que je regrette sincèrement cette malheureuse phrase inopportune et incongrue.

En prendre conscience c’est déjà bien et la moindre des choses.

Photo : AFP/Olivier Laban mattei

07.01.2010

It's very sad !

 

1potiches-chinoises.1n.jpgParlons un peu des anciens

Il existe plusieurs sortes d’anciens..

Il y a ceux très très âgés dont je ne parlerai pas pour le moment. Visiblement leur déconnection de la vie en général est lié à leur amoindrissement physique qui fait qu’ils sont tournés plus sur leurs douleurs qui les taraude que sur le monde environnant.

Non, je parlerai des anciens encore très mobiles et très dynamiques.

Nous en sommes. Certes, nous sommes des anciens en forme et dont le dynamisme les fait fréquenter des personnes bien plus jeunes que nous et qui nous recherche pour notre compagnie, alors que rien ne les oblige à le faire. Avec eux nous explorons les idées actuelles et nos échanges sont de bonnes tenues, élevés et courtois.

Mais voyez plutôt notre vie :

Chaque jour, nous nous levons vers 7 h 30.

Quatre jours par semaine et durant les 3 heures de chacun de ces jours, nous fréquentons le matin une salle Fitness. Lorsqu’il fait plus doux, sauf les jours pluvieux ou de grand vent, à partir du printemps, le week end, donc samedi et dimanche, nous parcourons en vélo en moyenne 20 kilomètres chacun de ces jours, si ce n’est plus…

Nous avons aussi une activité sociale assez remplie dans notre ville.

Lorsque la mairie a besoin d’un coup de main pour mettre à jour les listes électorales nous répondons présent.

Lors des élections, mon épouse va bénévolement tenir pendant une journée avec trois autres personnes, un bureau de vote pour accueillir et surveiller la bonne régularité des opérations.

De même, nous sommes tous deux, secrétaire et secrétaire adjoint de « l’Association des Donneurs de Sang », pour notre ville.

Nous participons également chaque année comme bénévoles à la réalisation et décoration d’un char pour la fête du mimosa.

Mon épouse est depuis deux ans Présidente (et membre fondatrice), d’une petite école de cuisine sous forme associative dont le Chef de cuisine est un ancien chef étoilé.

En ce qui me concerne je fréquente un cercle philosophique très régulièrement.

Sommes nous si vieux que ça ?

Bref, pourquoi je vous dit ça ?

Parce que depuis quelque temps nous avons l’impression dans un certain milieu d’être pris pour des potiches, peut-être même des vieux. Cela nous déçoit grandement, rend le climat très ennuyeux, parce que nous sommes habitués à autre chose, mais ça c’est une autre histoire.

Après tout, nous ne sommes pas obligés d’intéresser tout le monde ?

01.01.2010

Nouvel An

Michel N&B.JPGDes bons vœux, certes, c’est toujours un peu la même chose chaque année et Dieu sait déjà combien de nombreuses années j’ai été l’objet de gentils messages…, mais enfin, après tout, pourquoi pas étendre ces vœux a de plus utiles recommandations ?
Après les vœux de bonne santé et de prospérité il aurait été judicieux d’ajouter ceux de discernement, pour le choix de nos amis, pour nos affaires, pour nos achats futurs, enfin pour tout ce qui appelle une décision d’action… Confiance mais prudence !
Car ce n’est pas tout, comme disait mon meilleur ami, tolérance envers tous et tout et son garde fou nécessaire et indispensable qu’est la vigilance pour éviter toute dérive et dépasser les limites d’une heureuse humanité.
Ne jamais accepter la violence, bannir l’injustice qui pourrait substituer en soi, être à l’écoute des plus faibles mais aussi de ceux qui sont nos maîtres qui peuvent nous apporter leur vécu et leur expérience, enfin combattre toute forme d’extrémisme.
Mais ces devoirs, très vites oubliés par nos petits tracas que nous avons vite faits de monter en épingle, mériteraient d’entrer dans les vœux que nous pouvons formuler à chacun et que nous pourrions accueillir avec humilité.
Alors je me les formules à moi-même avant que quelqu’un ne me les serve…
Bonne Année !

18.12.2009

Une amitié indéfectible…

 

2arbres.jpgUne amitié indéfectible… vous avez bien lu.

Je parle de mon ami, Jean Claude, le meilleur, celui qui, depuis toujours, est le plus proche et c’est une chose suffisamment rare pour que j’en parle.

Bien sûr, j’ai d’autres très bons amis, je n’oublierais notamment pas un certain Olivier qui reste très proche aussi, très fidèle et remarquable.

Mais ce soir je parle de Jean Claude.

Il n’a jamais changé en amitié depuis plus de quarante ans.

Toujours égal à lui-même, fidèle, intelligent, humain, très humain. Nos conversations même graves dérivent quelquefois vite vers des galéjades et autres fadaises, mais on ne s’y trompe pas, le sérieux revient toujours lorsque la misère du monde est évoquée.

Mon ami est souffrant. Il vient de subir une intervention chirurgicale et nous avons été tous très inquiets sur son sort. Inquiets mais confiants.

Bien sûr vous ne le connaissez pas, et cette note ne vous intéressera pas plus que ça, mais vous savez, l’amitié reste tout de même le meilleur des sujets et un témoignage, le mien par exemple, rencontre chez vous je suppose une émotion. Vous aussi vous avez des Jean Claude ou des Olivier.

Alors, pour terminer cette note sur l’amitié et la fidélité, je te souhaite mon ami, un prompt rétablissement et je t’embrasse très fraternellement.

Bientôt nous retrouvons nos conversations,…

Une amitié indéfectible…

10.12.2009

L'anniversaire, suite et fin.

IMG_4045.JPGOui, car d'autres informations sont à retenir qui témoignent de la sympathie, voire de l'amour que l'on a témoigné ces derniers jours à ma chérie pour son anniversaire.

Si je vous disais qu'elle a reçu 28 témoignages (coups de fil essentiellement, emails et face-book).

Pour les recevoir elle est restée toute la journée à la maison pour honorer ces attentions. Normal ! 

Enorme ! Et puis ...

Un bouquet de fleurs d'un de nos fils et sa famille (note précedente), et un jour plus tard ce magnifique sac qui figure en photo dans cette note par notre autre fils et bien entendu son adorable famille.

Et puis aussi des amis qui lui ont concocté un sympathique dîner ou les présents, lui ont offert de très chouettes cadeaux.

Bref un vrai jour de fête pour un anniversaire ! Non ?

Je sais elle le mérite.

Bientôt ce sera noël, alors on recommence ?

Ben ! On va s'gêner comme dirait un de nos amis, on videra nos portes-monnaies...

07.12.2009

Mes amours, mon amour,

 

IMG_4041.JPGComme tout un chacun, j’ai eu plusieurs amours dans mon existence.

Tout d’abord, ma mère me l’avais rappelé de nombreuses fois, j’étais amoureux de ma première maîtresse d’école lorsque j’avais 8 ans. Elle était ma déesse absolue je ne parlais que d’elle, les yeux brillants..

Vers mes dix ans je tombais figé devant une peinture ancienne représentant une femme de la grande époque de notre histoire de France. Littéralement sous le charme de ce visage et de ses atours, son nom imprégna immédiatement mon cerveau. En effet, comment oublier la Pompadour ? Est-ce le nom ? Est-ce son visage ? Je ne saurais le dire.

Plus tard, bien plus tard, adolescent, un jour un de mes meilleurs copains me dit : "écoute j’ai vu un film hier soir dans la salle de cinéma et tu ne peux pas y croire mais il y a dans ce film une inconnue qui joue le rôle d’une petite secrétaire, mais belle, mais belle, il faut que tu vois ça. Viens avec moi, je retourne voir ce film ce soir". Je lui ai répondu d’accord et j’ai vu un film insignifiant mais effectivement la petite secrétaire était fabuleusement sexy. Nous nous enquîmes de son nom : nous sûmes que c’était une jeune actrice, totalement inconnue en France du moins et qui s’appelait Marilyn Monroe.

Bien sûr, quelques amourettes vinrent distraire mon adolescence quelque peu étriquée. Je n'oublie pas ma première initiatrice, amie de mes parents, grâce lui soit rendue.

Mais je ne fus pas loin à mes surprises quant à mon travail, au retour de l’armée, une jeune et très jolie brunette entra dans ma vie d’une manière peu banale. Récemment embauchée au service comptable, elle prenait son café avec une collègue, dans un petit bistrot que nous avions l’habitude de nommer « l’annexe ». Elle parlait haut, joyeuse, et le groupe d’ingénieur auquel j’appartenais se plaçait sur une banquette de telle manière à lui faire face à elle et son amie. Chacun y allait de sa réflexion à voix haute, essayant de se faire remarquer. Agacé par l’entregent cette nouvelle jeune femme je décidais à m’asseoir de manière à lui tourner le dos. Le seul !

Puis un beau jour, une grève des transports me donna l’occasion de me manifester.

A voix assez haute pour être entendue elle dit à son amie que son père ne pourrait venir la chercher et elle se demandait comment elle allait faire pour regagner son domicile.

Mes copains ayant entendu cette réflexion faite sur un ton suffisamment fort, se proposèrent chacun de la raccompagner. Elle déclina aimablement ces invites, paya son café et s’en alla pour reprendre son travail.

A peine avait-elle fait 200 mètres, qu’elle entendit quelqu’un qui pressait le pas derrière elle et qui, venant à sa hauteur lui dit : « Si vous voulez mademoiselle, je peux vous raccompagner chez vous. »

C’était moi !

Et bien depuis, chaque année lorsque vient son anniversaire, aujourd’hui même, ce 7 décembre, je bénie cette grève des transports qui m’a permis par la suite d’épouser cette très jolie brunette, le seul vrai amour de ma vie.

Bon anniversaire, ma chérie.

* La photo du haut avec de magnifiques fleurs envoyées par un de nos fils et sa superbe famille.

06.12.2009

Une journée sans histoire

IMG_4030.JPGCet après midi je me suis promené sur les quais du port de plaisance de La Napoule. Le temps était de la partie, calme, ensoleillé, les touristes absents : le moment idéal, quoi !
J’étais accompagné d’un bon ami et comme souvent j’avais emporté mon reflex au cas où ?
En fait rien de bien intéressant en terme de photographie anecdotique c’est alors que je me suis vengé sur la traditionnelle photo de voiliers. J’ai shooté à deux reprises, d'abord ces magnifiques voiliers qui semblent somnoler ou plutôt hiverner en l’absence de leur propriétaires et ce bateau plutôt ancien mais si sympathique.
IMG_4031.JPGJournée sereine et calme comme il en faudrait plus souvent, mais en fait ici, les journées d’hiver le sont traditionnellement . J’ai de la chance de vivre dans cette région, je le reconnais.

04.12.2009

Au théâtre ce soir ...

 

Théâtre018.jpg

"J'étais seul, l'autre soir, au Théâtre Français,
Ou presque seul ; l'auteur n'avait pas grand succès.
Ce n'était que Molière, et nous savons de reste
Que ce grand maladroit, qui fit un jour Alceste,
Ignora le bel art de chatouiller l'esprit
Et de servir à point un dénoûment bien cuit."

Hier soir j’étais seul au théâtre où l’on donnait .…, Vous connaissez certainement ce fameux texte d'Alfred de Musset que j'évoque en entrée en matière...

Et bien non !

Que non, je n’étais pas seul dans cette petite salle de théâtre, bien remplie et comme tous les spectateurs, j’ai adoré la pièce de François Amoroso, écrite et mise en scène par lui, acteur également. Ce n'était pas Molière, certes, mais c'était fort bien écrit.

Il était entouré de Colette Yernaux dans le rôle de Jocelyne, de Norbert Jouve dans le rôle de Lucien, de Michel Liagre dans le rôle de Monsieur Pantelier, de Hervé Dageville dans le rôle de Constantin, de Patricia Garret dans le rôle de la journaliste.

L’auteur, François Amoroso, nous a régalé dans le rôle d’Edouard.

Cette comédie sentimentale intitulée « J’ai Mal » était interprétée par les excellents comédiens que je viens de citer de la « Compagnie Cœur & Passion ».

Non je n’étais pas seul, hier soir, loin s’en faut.

IMG_4016.JPGCette comédie comme d’autre, écrites par cet auteur mériterait de s’afficher à Paris et nul doute qu’elle recevrait un très bon accueil bien mérité.

Mais voilà, Paris ne se soucie pas de ces petites compagnies de province qui luttent avec courage pour mettre leur passion et leur talent au service de nouveaux auteurs. Il est regrettable qu’aucune salle de la capitale ne s’ouvre aux talents émergents de l’hexagone.

IMG_4027.JPGNous avons applaudi longtemps, nous nous les avons ovationnés.

C’était amplement mérité.

Nous avons tous passé une excellente soirée.

Non je n’étais pas seul, hier soir, loin s’en faut.

27.11.2009

Impressions Flash ...

 

Epines de rosiers.jpgDepuis que j’ai la possibilité de pouvoir me faire une idée des hommes et des femmes que je rencontre, j’exprime d’emblée en moi-même un jugement et souvent ce jugement est quasiment définitif. Je me fais une opinion globale à dix pas. Comme beaucoup d’entre nous, j’ai ce travers, je le reconnais.

Je crois que j’ai commencé à l’âge de 11 ans !

Autant que je me souvienne, et je me souviens très bien, c’était la rencontre avec ma grand mère paternelle. Elle ne m’avait pas vu depuis l’âge de 6 ans des suites de cette guerre dite mondiale. A notre retour en France (nous avions fuis la France, ma jeune mère et moi son bambin accroché à ses jupes) or, à notre retour disais-je, ma mère et moi, nous fûmes obligés un très court moment de vivre chez ma grand mère paternelle et donc de la rencontrer.

Je fus donc présenté à elle car nous étions inconnus l’un à l’autre. En effet, j’étais trop petit lorsque nous fûmes séparés pour me souvenir d’elle et elle voyait arriver un jeune garçon déjà de bonne taille qui n’avait plus rien à voir avec cet enfant de 6 ans d’autrefois.

En un clin d’oeil j’ai ressenti sa superficialité malgré une apparence de grand mère pleine de grands gestes d’affection par trop démonstratifs mais sonnant tellement faux.

En fait par la suite, j’ai pu me rendre compte et vérifier que je n’étais pas important à ces yeux, mais comme moi-même je ne la portais pas spécialement dans mon cœur, je n’en souffris point durant son existence. Une indifférence réciproque sans méchanceté d’ailleurs, ni de l’un ni de l’autre. L’indifférence quoi !

Lorsque je fus également présenté à ma grand mère maternelle, j’ai été envahi aussitôt d’une immense admiration pour cette femme. Son regard intelligent me donna aussitôt le sentiment que je me trouvais (rappelons que j’avais 11 ans), devant une femme exceptionnelle.

Un choc ! Une femme que je découvris plus tard, petit à petit, dont ma première appréciation se trouva mille fois confirmée. Combien de conversations ai-je entretenues avec elles. L’amour que j’avais pour cette femme égalait le respect que je lui témoignais. A égalité avec ma mère également exceptionnelle d’intelligence et d’amour.

Je suis très attentif aux premières impressions. C’est automatique chez moi, une seconde nature.

En fait, je décèle très vite la fatuité des gens que je rencontre, la connerie par exemple n’échappe pas à mes sens. J’exècre la familiarité des inconnus qui m’abordent mais ne rejette pas une discussion courtoise et distante due au hasard d’une rencontre fortuite. Je me méfie comme de la peste de la flatterie mais j’accepte volontiers que les miens, des copains ou des amis me fassent d’aimables compliments si je semble les mériter bien que je ne les recherche en aucune façon.

Mon épouse me dit que je suis trop dur. Je sais bien que je ne suis pas parfait, vraiment je le sais et mes jugements ne le sont qu’à mon niveau, comme tout un chacun, bien sûr, mais c’est ainsi. Je peux me tromper et être injuste ?

En fait, ce n’est pas très grave car mon jugement ne vient altérer que le fait d’accepter quelqu’un ou pas, donc sans importance pour l’autre puisque aucun lien n’existe encore. Je ne suis rien pour lui au moment de cette rencontre, donc sans conséquence aucune, nos vies ne se rencontreront plus : c’est tout et c’est beaucoup mieux ainsi !

Des années passèrent et le hasard de la vie fit que je devins un jour Conseil en Recrutement en créant ma propre agence à Paris.

Je me servis beaucoup de ce sens là, et je dois dire que bien souvent mon jugement premier était l’équivalent d’une analyse graphologique fouillée, par exemple et dans bien des cas nous nous rejoignions quant aux conclusions.

Je crois que tout le monde se fait une opinion lors d’une première rencontre déjà à dix pas en se disant intérieurement il (elle) me plaît ou il (elle) ne me plait pas…

La qualité qui équilibre ce défaut c’est de ne pas se satisfaire d’un jugement définitif sur autrui et d’essayer de vérifier plus avant si nous avions raison ou tort à priori. Je fais ça aussi quelquefois quand je ne cerne pas autrui. Quelquefois.

17.11.2009

Un de plus !!!

IMG_3997.JPGHier, j’ai reçu 18 appels, dont 3 SMS, et deux messages par email.

J’étais resté chez moi, parce que je me doutais que cela allait arriver.

Mais combien ? Non ! Enfin presque ce nombre, quand même. Ne jouons pas les hypocrites.

Je savais un peu près ce qui allait arriver alors, pour ne pas m’éloigner du téléphone, je suis resté à la maison.

Pourquoi je vous dis tout ça ?

Ah oui ! J’oubliais, c’était hier mon anniversaire oui je viens d’avoir …., non, ce n’est pas important et puis ça ne vous regarde pas, hein ?

Mais pourtant je les ai ces années. Il n’y a aucun doute à ce sujet. Pour vérifier, je n’ai qu’à me regarder dans mon miroir ça évite ainsi toute ambiguïté, j’ai vraiment cet âge. Bien sûr la plupart de mes amis trouvent que je fais plus jeune. Ils sont vraiment gentils, normal ce sont des amis.

Néanmoins je trouve que les anniversaires se rapprochent de plus en plus. A peine une année est écoulée que l’autre déjà se termine. A croire que l’on supprime des jours…

Tout de même, c’est sympa un anniversaire quant autant de personnes pensent à vous.

Et puis mon épouse, géniale, m’a invité dans un petit restaurant, inconnu de nous, sorte de cave, réputé dans notre coin.

Un guitariste, jazzy, chantonna toute la soirée des chansons très connues et plutôt anciennes, à l’époque où il y avait un vrai texte dans les chansons : super soirée !

Voilà !

Je suis à l’automne de ma vie, serein, à l’image de mon figuier dans mon jardin. Je me suis déplumé comme lui, mais dans l’ensemble ça va très bien et surtout bien entouré par une famille formidable et des amis et copains vraiment sympathiques. Que demander de plus ?

De fêter mon anniversaire l’année prochaine, que dis-je, beaucoup d’autres anniversaires !

07.11.2009

Sortie pluvieuse

 

rainatsea.jpgAujourd’hui, le temps était maussade, le ciel gris, la mer avait une vilaine couleur, mais bon, cela m’indifférait. Mon moral n’était en rien atteint par ce triste environnement.

Je venais de partager un repas avec ma femme et des amis dans un petit restaurant et cela suffisait à mon bonheur. Nous avons fait une ballade à pieds, au bord de la mer, et la pluie nous a surpris au retour. Nous avons simplement hâté le pas pour ensuite nous engouffrer dans la voiture de notre ami, certes mouillés mais bon !

Mon moral n’était en rien atteint par cette situation.

Vous pensez peut-être que je me suis dit « Il y a pire dans la vie ? »

Et bien vous auriez eu tort. Je ne prends jamais comme raisonnement ce genre de comparaison. Non, je ne me compare jamais à une autre situation qui aurait pu arriver ou à d’autres personnes, moins fortunées que moi à cet instant.

De fait, je fais acte de lucidité en acceptant de ne plus me tourmenter au sujet des choses sur lesquelles ma volonté n’a aucune influence. La pluie de cet après midi est de ces choses là.

Ce n’est pas facile, je n’y arrive pas toujours sereinement mais enfin, la qualité de la vie est aussi à ce prix.

La faculté d’apprécier tout à sa juste valeur est l’un des secrets essentiels d’une véritable tranquillité d’esprit, d’une sérénité parfaite. Ainsi, si nos pensées sont joyeuses, nous serons joyeux, si nous pensons à notre misère, nous serons misérables mais attention, si nous nous complaisons dans les récriminations et les gémissements, tout le monde nous évitera.

 « Bonjour, ça va Michel aujourd’hui ? »

« Très bien, merci ! »

« Tu as vu ce sale temps, il pleut ! »

« Il en faut pour la verdure, non ? »

« M’ouais !, c’est vrai, il en faut ! »

31.10.2009

Action, réaction, politique…

signes-zodiac-07-balance-libra-1024x768.jpgAction, réaction, politique…

Que peut-on penser finalement d’un état où il n’y aurait pas le couple pouvoir / opposition ?

Humainement je crois que manifestement cela n’est pas possible et on peut, pourquoi pas, le regretter.

Cela dit on ne peut échapper à cet inéluctable principe de la loi qui dit que tout corps subit en opposition à une de ses actions une réaction s’opposant à celle-ci, égale ou différente en terme de valeur déterminant aussitôt une résultante positive ou négative sur son action.

Si je pose plusieurs pierres d’un poids total de 10 kgs sur une table, il suffit que cette table oppose une force opposante à cette masse de 10 Kgs pour que la table accepte ces pierres sans se rompre.

En politique tout comme dans la nature physique, on ne peut se soustraire au fait qu’il existe une opposition. Celle-ci doit être suffisante, ni trop supérieure ni trop insignifiante, juste égale pour définir un équilibre satisfaisant.

Reprenons l’exemple des pierres sur notre table. La table représente le pouvoir en place, les pierres, l’opposition. Si l’opposition (pierres) est plus forte que le pouvoir (table) il en est fini du pouvoir (la table est détruite). C’est une ultime situation à éviter.

Ce qui est plus intéressant c’est lorsque les pierres ont un poids presque égal à la limite de la résistance de la table. Le poids des pierres (opposition) devra attentivement être pris en compte pour que ce poids n’augmente plus.

On ne peut pas dire qu’actuellement ce soit le cas de cette dernière éventualité.

Les oppositions ne pèsent pas très lourds, certains acceptent d’être sur la table d’autres s’y refusent. Le poids nécessaire pour être pris en compte et fragiliser le pouvoir n’est guère suffisant et son importance négligeable.

Le pouvoir semble avoir encore devant lui de beaux jours et librement faire ce qu’il veut à moins que le peuple ne vienne changer brutalement cette donne passant outre les querelles stériles des formations politiques ?

25.10.2009

Souvenirs

 

BRUMES_VALLEE_CERE.jpgSouvenirs, souvenirs,…

Vous connaissez, la chanson de Johnny Hallyday, mais je ne vais pas parler de Johnny mais de souvenirs, de nos souvenirs à vous et à moi, l’ensemble des souvenirs que chacun retient ou ce qui revient en mémoire.

Il y a bien longtemps maintenant, un jeune homme épouse une jeune fille. Le jeune homme c’est moi. Première date importante, celle du mariage. Vous ne pensez tout de même pas que je vais l’oublier, celle-là ! Non, cette date je m’en souviens très bien et c’est une très excellente date, date d’un bonheur toujours présent. Ne croyez pas que j’occulte les dates de mon enfance ou de mon adolescence, j’en ai une assez bonne mémoire. Mais j’évoque tout simplement les dates à partir de notre mariage… départ d’une grande production de photographies et donc de souvenirs figés sur papier brillant.

Un jour, une dizaine d’années après notre mariage, j’ai essayé simplement de répertorier nos vacances d’été, les lieux, et les faits marquants de ces moments joyeux sur les dix années écoulées. J’ai été très étonné de constater combien il était difficile de ne pas se tromper et même d’oublier certaines vacances ou de rester « sec » sur une ou deux années. Essayez et vous verrez que ce n’est pas aussi simple que ça. Prenez autre chose : les souvenirs photographiques. Vous vous entendez dire en les regardant « mais ça c’était quand ? » ou bien « c’était où ? », « Tient ! Il avait quel âge là ? » ou encore « A côté de toi, c’est qui ? »

Je sais, certains sont capables de donner sans faute aucune toutes les réponses à ces questions. Ma grand mère paternelle par exemple. Ses livres de chevet se présentaient sous formes de boites à chaussures bourrées de photographies jaunies qu’elle ouvrait et dont l’expertise recréait sa vie passée, sans cesse réécrite.

Mais la vie passe à toute allure et le passé file entre nos neurones et plus nous vieillissons et plus l’espace temps atténue la vivacité de certaines images, puisque les images sont autant de supports à nos souvenirs. Se souvenir de quelqu’un : image, se souvenir d’une musique : image des musiciens ou image d’un moment, se souvenir d’un poème : image de l’institutrice et de la classe, images, images, tout souvenir est image. Et quoiqu’on fasse il en subsiste des centaines de milliers qui apparaissent ou disparaissent de notre mémoire, selon.

Ma tête est comme une vaste boite à chaussure où dorment pêle-mêle de multiples images plus ou moins floues, mon patrimoine, ma vie, ce que je suis enfin. Je ne suis que cette immense boite à chaussure, puisque rien d’autre ne vient me confirmer que je puisse être autre chose. Ces images m’ont façonné à mon insu, elles témoignent aussi de ce que je fus. J’aime bien l’idée, et c’est pourquoi je regarde la vie comme un photographe, emprisonnant toujours des moments particuliers dans ma tête et je savoure ce plaisir de me savoir en vie chaque matin, tous les jours pour engranger encore et encore de nouvelles images.

Que serions nous sans souvenirs, les bons, comme les mauvais ?

19.10.2009

Une très mauvaise affaire

 

lepoint_gayfriendly_rect.jpgJe reviens brièvement sur un sujet qui n’arrête pas d’alimenter tous les médias, l'annonce que Jean Sarkozy cadet du chef de l'Etat briguait la présidence de l'Epad (Etablissement public pour l'Aménagement de la région de La Défense) qui gère, excusez du peu,  le développement du grand quartier d'affaires à l'ouest de Paris (3 millions de m2, 1.200 sièges sociaux, 150.000 salariés, 854 millions d'euros d'investissements en 2008) alors qu’il n’a que 23 ans, et d’une inexpérience avérée puisqu’il est en deuxième année de droit, non aboutie, apparemment sans volonté de poursuivre ses études.

Comme beaucoup de français, je pense que le fils du Président ferait mieux de se consacrer à ses études plutôt que de vouloir diriger une "entreprise" qu'il ne connaît pas et pour laquelle il n'a pas le niveau requis.

Mais c’est sur ce point que je m’interroge ?

Lui, nous l’avons entendu, prétend, soutenu en cela par plusieurs ténors de l’UMP, s’être présenté à cette élection le plus légalement du monde et que le fait d’avoir été élu lui donne pouvoir.

Ma question est la suivante :

« Pourquoi, pour un tel poste, dans sa définition même, n’est-il pas requis un niveau et une expérience suffisants tous deux contrôlés afin d’avoir le seul droit de poser sa candidature ? »

Voyez vous, je ne connais pas un seul chef d’entreprise qui embaucherait pour un poste de Directeur Financier, par exemple, un jeune garçon inexpérimenté, n’ayant de surcroît pas le niveau requis attesté par des diplômes adéquats et n’ayant pas en plus une solide expérience dans un poste similaire.

Inconcevable !

Je sais de quoi je parle car mon métier m’a amené à sélectionner des cadres pour plusieurs entreprises durant des années et croyez moi, les chefs d’entreprises sont d’une exigence redoutable..

Mais voilà, le jeune homme est le fils du Président de la République et personne n’a osé s’élever contre cette progression indigne.

C’est à mon sens un véritable scandale, alors que tant de jeunes diplômés et compétents, eux, sont à la recherche d’un hypothétique emploi sans compter la déclaration du père sur le mérite du seul savoir, du travail, de la compétence etc...,  nous pourrions trouver cela très drôle si ce n'était pas aussi nul !

 

12.10.2009

Deux poids, deux mesures

Frédéric Mitterand.jpgJe reviens sur l’affaire Mitterand, parce que tout le monde en parle.
Je me pose tout de même une question :
Pourquoi aller à des milliers de kilomètres pour coucher avec des gens de son âge ou presque son âge, si on s’en tient à ce qu’il a déclaré à Laurence Ferrari ?
Pourquoi, alors que ce genre de partenaires existe dans notre Europe immédiate ?
Etonnant, non ?
Pourquoi alors avoir pris le risque de choisir un pays où il existe de renommée mondiale un tourisme sexuel ?
Qu’allait-il faire si loin pour s’encanailler ?
On peut dès lors s’interroger sur l’honnêteté de ses réponses.
Serait-il intouchable ?
154855-roman-polanski-637x0-2.jpgQuant à l’affaire Polanski, c’est à peine mieux.
Deux choses :
Pourquoi avoir attendu si longtemps pour que la justice se réveille et ensuite ce n’est pas parce qu’il est connu et talentueux qu’il doit être également intouchable.
Bref ! Cela surajoute un climat délétère à notre vie politique.
Il me revient en mémoire la morale de cette fable de La Fontaine « Les animaux malades de la peste », vous vous en souvenez ?
« Selon que vous serez puissants ou misérables,
Les jugements de cour vous rendront blanc ou noir »

07.10.2009

L'âge des autres ?

 

neuchatel2.jpgJ’aborde depuis quelques jours une remise en question. Sérieux. Personnel. Tels sont les mots de cette aventure qui n’est pas sans risques. Mais le sérieux ne cache pas l’humour d’un état.

Il y a quelque temps déjà alors que j’étais dans le métro (j’aime bien prendre le métro, car les passagers qui m’entourent me donnent en les regardant l’exacte place que j’occupe dans la vie en somme cette expérience me recadre plus qu’aucun stage d’auto évaluation), lorsqu’il se passa un événement totalement inattendu pour moi : « une jeune femme se leva pour me céder sa place ! ». Eberlué, rapidement, je jetais un œil furtif sur le côté. Non, c’est bien à moi qu’elle s’adressait. Je la remerciais, un peu pincé « Merci, mais je descend à la prochaine ».

Je descendis en effet à la prochaine qui n’était ma station de destination, je m’assis sur un banc pour attendre le prochain métro et ainsi poursuivre ma route. Avais-je donc tant vieilli ? Avais-je l’air si fatigué ? Cette aventure m’avait secoué, j’étais encore perdu dans mes pensées lorsque la rame suivant arriva.

Pourquoi cette anecdote m’est revenue aujourd’hui ? Parce que tout simplement je suis retombé sur un petit texte de Corey Ford intitulé « L’âge des autres » dont voici un extrait :

- Il me semble qu’ils fabriquent des escaliers plus durs qu’autrefois. Les marches sont plus hautes, il y en a d’avantage. En tout cas, il est plus difficile de monter deux marches à la fois. Aujourd’hui, je ne peux en prendre qu’une seule.

- A noter aussi les petits caractères d’imprimerie qu’ils utilisent maintenant. Les journaux s’éloignent de plus en plus de moi quand je les lis : je dois loucher pour y parvenir. L’autre jour, il m’a fallu sortir de la cabine téléphonique pour lire les chiffres inscrits sur les fentes à sous. Il est ridicule de suggérer qu’une personne de mon âge ait besoin de lunettes, mais la seule autre façon pour moi de savoir les nouvelles est de me les faire lire à haute voix – ce qui ne me satisfait guère, car de nos jours les gens parlent si bas que je ne les entends pas très bien.

- Tout est plus éloigné. La distance de ma maison à la gare a doublé, et ils ont ajouté une côte que je n’avais jamais remarqué avant. En outre les trains partent plus tôt. J’ai perdu l’habitude de courir pour les attraper, étant donné qu’ils démarrent un peu plus tôt quand j’arrive.

- Ils ne prennent plus la même étoffe pour les costumes. Tous mes costumes ont tendance à rétrécir, surtout à la taille. Leurs lacets de chaussures aussi sont plus difficile à atteindre…….. »

Cet humour n’est certes pas triste, bien sûr, juste un clin d’œil. Mais je trouve toujours amusant de relier une lecture à un événement personnel passé. Ne trouvez-vous pas ?