Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

11/09/2006

Comment est-ce possible ?

medium_wtc10.2.jpgLe bilan des attentats du 11 septembre aux États-Unis s'élève à 3 034 morts; à New York, 2 801 morts retirés des décombres des tours jumelles du World Trade Center, ce bilan inclut les 157 passagers et membres d'équipage des deux Boeing qui se sont encastrés dans les tours jumelles.
J’ai lu dans un blog que je fréquente assidûment que chacun éprouve le besoin impérieux d’associer cet évènement tragique à une situation personnelle du même instant, de coller celle-ci au drame, comme pour dire que celui-ci ne pourra jamais s’effacer de notre mémoire puisque lié totalement à un moment de notre vie.
Cette remarque est judicieuse et je vis encore pleinement cette association.
J’étais dans ma voiture, dans Paris et je me dirigeais vers Clichy. Je n’oublierais jamais cet instant de même ce que ma radio diffusait que je ne comprenais pas ou du moins que je me refusais de comprendre.
Ces deux choses sont à jamais liées dans mon souvenir.
J’y repense souvent et tout autant, je ne peux encore me résoudre à y croire !
Malheureusement je n’ai pas été témoin d’un film de science fiction.
C’est terrible ! Terrifiant ! Comment est-ce possible ?

Commentaires

Moi j'étais à la bibliothèque, me demandant comment j'arriverai à rendre à temps mais 4 dissertations de la semaine (français, histoire, philo et géographie!)...Je n'y croyais pas...mais la radio de la BU ne faisait que résonner...

Écrit par : juliel | 12/09/2006

Si, je me souviens oui....ce matin là à 8h20 j'étais au 33ème étage de la tour Nord, encore fermée au public, sauf scouloirs et assenceurs, étant atteint d'un grave maladie, avec beaucoup de cachets à avaler, je trouve le distributeur CoCaCola en panne, je reprends l'ascenceur, arrive au rez-de-chaussée, après une longue marche, j'ote mes chaussures, j'enlève mon blouson, j'étais en short, il faisait beau, et tout d'un coup un bruit épouvantable, un bruit qui m'a fait mal aux tympans, ls gens couraient dans tous les sens, certains criaient "temblement-de-terre-, d'autre Pearl Harbor, je n'ai pas vu les avions, j'avais donc un doute, les officiers de police hurlaient des ordres peu écoutés, la verrière de la tratoria, à cédé, on m'a intimé l'ordre d'aller dans la tour Sud, une pluie d'aiguilles de verre, frappait partout, je me suis sauvé nus pieds, mon blouson (donc portefeuille, passeport, CB) volatilisé, j'ai compris un peu tard que c'était un attentat, voir un acte de guerre, mes pieds étaient en sang, je hurlais, mais il fallait courrir,la tour Sud, comme la Nord, est très vaste, le temps entre l'attaque et l'écroulement m'a semblè extrèmement court, et puis le fracas, la poussière chaude dans l'oesophage, les yeux brulés, et le silence, le bruit des corps qui tombaient, les voitures qui explosaient, mon calvaire n'a pas duré que le 11 septembre, les 15 jours qui ont suivi (sans papier, sans argent on été affreux), le 17 Septembre, le NEWYORKER HOTEL nous a tendu les bras, un hotel très luxueux, j'étais sale et blessé, ils se sont occupé de moi, ensuite j'ai été au CORNELL HOSPITAL, mais je me suis sauvé, pour ne pas louper un avion pour Paris, peine perdue....aujourd'hui encore, mes résidences secondaires sont les centres psy (peu efficaces) les hôpitaux, les centres de réadaptation, après une opération de la nuque, suite à l'attentat...
oui je me souviens de tout, de tous les visages, que je ne reverrais plus, sauf pendant mes nuits blanches, j'ai vu des choses qui n'étaient pas faites pour moi, j'ai été minable, pas témeraire pour deux sous, je pleurais comme un gosse, mais je ne vais pas me plaindre, je suis vivant "invalide" mais vivant, oui, je me souviens de chaque seconde.
jack
http://broadway-matt-jack.hautetfort.com

sur mon blog, le rédit sonore de Dayan Swang, la petite de Chicago, qui a vu ses collèg se jeter du 84ème étage, et un morceau de mon propre récit.

Écrit par : jack | 03/10/2006

Les commentaires sont fermés.